Rêve du 20 septembre 2015

Alors là tu voies, je t’explique mon rêve d’hier, tellement c’était n’importe quoi.

Au début, je ne sais plus trop ce qui se passait, mais la seconde partie est plus claire et plus intéressante. Nous nous retrouvions avec divers compagnons à courir d’une scène quelconque de gamins qui fuyaient l’école (la scène précédene de mon rêve en partie oubliée), ou quelque chose d’approchant. J’étais pour ma part un de ces gamins et en main une jolie petite brune au visage relativement inconnu mais très jolie (analyse à froid : un mélange de plusieurs exs je suppute), fuyant à travers la prairie dans un décor à la Tom Sawyer. Nous étions en train de courir main dans la main façon Ico, c’était en soit très romantique et kawaii.

Comme nous fuyions, il nous fallait bien une destination. La map se dessinant devant nous nous semblait finalement familière. Un panneau avec une carte de l’île façon Zelda sur laquelle nous étions, nous permit de déterminer notre destination : Le Sanctuaire de Saint-Seiya, sisi. L’île elle-même, dont la forme emprunte de divers JRPGs dessinait un crocodile géant, mesurait à vue d’œil plusieurs kilomètres de long, et un marécage se situait entre nous et notre but. D’ailleurs à ce stade, j’en veux à mon esprit, car en fait en nous approchant du but, tout en courant avec ma belle petite brune en main, le lieu s’affinait en terme de définition pour devenir non pas le Sanctuaire attendu mais le monastère de Candy ! Ah ben non ! J’ai vite corrigé le tir, je veux mon Sanctuaire non mais !

Alors, nous sommes arrivés sur place, une espèce de grande citadelle un peu comme l’intro d’un FF 10 ou 11, avec un immense portail qui dressait ses hauteurs vers le ciel, qui était en fait et comme une fois de plus dans un FF une arène dans laquelle les Chevaliers s’entrainaient, bien évidemment. Mais il y avait un décalage évident entre ce dont nous nous souvenions la belle et moi, et la réalité.

Nous avions atteint notre but en même temps que nous comprenions ce que nous faisions ici : Nous étions nous aussi des chevaliers, elle Athéna plus précisément, et moi Seiyar évidemment, mais le décalage que nous avions devant les yeux concernant l’évolution du Sanctuaire ne pouvait être lié qu’à une seule chose : le temps. Nous étions en fait la réincarnation de ces deux personnages mythologiques, bien des générations plus tard.

En découvrant la vérité, nous nous sommes effondré en larmes elle et moi, tellement c’était magnifique, tellement c’était évident. A ce moment là, l’aura d’Athena commençait à illuminer la place et nos corps. Mon armure d’or commençait également à apparaître, celle du Sagittaire bien sûr, ce qui nous affirma que nous avions raison. Je me suis réveillé à ce moment là, les larmes aux yeux…

La drogue, c’est mal ! Mais qu’est ce qu’on rigole 😉

Prez, le 20/09/2015

Rêve du 13 juillet 2017

Ct’e rêve du malaise quand même.

J’étais à Poitiers sur la place de la mairie, à vadrouiller en pleine préparation du 14 juillet certainement. Il faisait nuit, chaud, l’ambiance était très festive. Façon The Sims ou Civilization, nous sommes passés en quelques minutes de tentes, maisons en bois et petit village médiéval au centre ville actuel avec ses beaux immeubles centraux. Parti exploré la zone, je passais de bar à lesbiennes à salles d’arcade, passages de rue sombres avec des alcolos.

Et puis, le jour se leva sur le 14 juillet. Militaires, scouts, professeurs, tout le monde était aux aguets et répétait minutieusement leur parcours prévu, sagement et dans le calme. Mais il faut croire que la nuit et ses démons avaient eus raison de moi, car je vadrouillais au milieu de toute cette besogne en titubant, ne sachant pas trop où aller et dérangeant le défilé en me mêlant à eux. C’était quand même un peu la honte quoi.

Finalement, j’ai pu atteindre l’autre bout de la place après diverses remontrances des participants au défilé, pour me retrouver dans une sorte de hall d’ancienne gare ferroviaire transformée en bar chic. Ici, je fus mêlé contre mon gré mais sans que je n’y oppose résistance non plus à une petite assemblée d’une vingtaine de personnes dont les visages et la verve ne m’étaient pas inconnus.

Et pour cause. Emmnuel Macron lui-même serrait les mains de ses ministres et conseillers, jusqu’en arriver à moi, toujours un peu perdu au milieu de cette masse parlant fort. Ne sachant trop quoi faire, je décidais de jouer le jeu : bien entendu que j’étais invité à cette petite partie ! Nos mains se serrèrent avec M. Macron, et le sourire qu’il esquissa à ce moment là sema d’avantage le trouble, car j’avais l’impression à ce moment là que nous nous connaissions, et qu’il comptait bien sur ma présence. Mais au trouble se suivit une gêne à peine perceptible et heureusement très temporaire : Je suppose qu’à ce moment là, voyant le trouble qui m’habitait, M. Macron a eut un doute et finalement, ne sachant que dire, devait certainement remettre en question ce qui lui avait paru je suppose évident, que nous nous connaissions.

A ce moment précis, d’autres ministres s’accaparèrent le président, ce qui me permit d’échapper à cette situation gênante, et j’alla m’asseoir en bout de table à gauche (un signe ?) afin de me mieux me mêler à l’assemblée.

Les conversations allaient bon gré : a priori, j’étais dans la première assemblée convoquée par le nouveau président. L’ambiance était énergique, chacun des participants voulant exprimer ses attentes et ce pourquoi il était là. Nouvelle gêne pour moi puisque toujours à ce moment, je ne savais pourquoi j’étais mêlé à cette assemblée, et je réfléchissais encore à cette poignée de main avec M. Macron et ses implications.

Et il faut dire que je ne comprenais pas bien les dires des autres convives : économies, politique sociale, politique étrangère, tout cela me paraissait très étranger. Finalement, voyant mon désarroi, une de mes collègues ministre qui devait je pense s’occuper du logement pris sur elle de m’aider à me présenter. Ce que je fis finalement plus ou moins habilement, noyant un peu le poisson sous couvert de ma présidence de la principale association dédiée au patrimoine numérique et à l’accompagnement des structures culturelles de type médiathèques à la découverte du jeu vidéo (je ne me rappelle plus les mots exacts, c’était quelque chose du style). Finalement, la sauce a eut l’air de prendre, ou du moins s’ils avaient trouvé ma présentation ridicule, mes collègues n’en esquissèrent aucuns signes. Ouf !!

Je ne me rappelle plus trop de la chute. C’était long, mais intéressant. Mais après me reste cette question sur les bras : POURQUOI ? 😃

Prez, le 13 juillet 2017

Pas seul, sur la plage non-abandonnée.

Statut Facebook du 28 aout 2016.

Hier soir, au coucher de soleil, j’étais sur la plage, contemplant l’horizon et les derniers rayons du soleil fuyants sur les flots marins, bercé par le bruit des vagues, incessant, presque monotone, et les cris des enfants derrière moi jouant sur la plage. Et une véritable explosion de sentiments m’a envahie, m’a submergé, comme si les flots devant moi présents étaient en fait mes sentiments, prêts à m’engloutir.

En effet, dans ces conditions, chaque instant consommé auprès de ma famille, de mes amis, de cet environnement chatoyant est à la fois précieux, joyeux, mais aussi éphémère, fragile et déjà noyé dans le flot des événements à venir dans ma vie qui reprend son cours aujourd’hui. C’est un véritable mélange de sentiments joyeux et tristes à la fois. C’est certainement ce qui les rend si beaux.

Et a chaque fois que cela se produit, cette même mélodie à la fois simple et complexe, ces mêmes notes distantes et éthérées, s’égrènent dans ma tête et me guident face au désarroi passager dans lequel cette quiétude me laisse, béa.

Je vous laisse consommer vous aussi ces quelques notes, ces quelques bruits familiers, cette quiétude qui porte à la réflexion et finalement et en fin de morceau, à bouger, à changer, car la vie elle ne s’arrête jamais et continue, même sans nous.

Prez, le 28 aout 2016

Rêve du 24 mars 2016

Ah que de doux rêves..

Alors, ça a commencé, en tout cas de ce que je me souvienne, d’une partie en live de Just Cause, dans des décors type méditerranéens un peu à la Miyazaki. Je ne sais plus ce que je devais foutre, précédé par des amis, mais en combinaison de vol je décidais de me poser près d’un endroit bombardé mais me rappelant des endroits de mon enfance. Une sorte de maison abandonnée et en partie détruite (ben vi, elle se faisait pilonné) mais avec une notion de déjà-vu importante (après analyse, c’est la maison de la mère du héro de Attack Of The Titan). Il était amusant de constater, en analysant la vie aux alentours, que les animaux (chats, chiens, oiseaux) qui se baladaient ressentaient les effets du pilonnage, et donc leur barre de vie descendait chaque fois un peu plus. Je décidais d’investiguer,bon sang, d’où pouvait provenir ces tirs.

De là, ça c’est précipité un peu, je me suis retrouvé dans d’autres rues à la Tokyo/Japon où des amis (les salops !) procédaient à des pillages en laissant derrière eux une marque de peinture bien visible et caractéristique sur les murs, façon Jet Set Radio. Pour ne pas me mélanger à eux et leurs méfaits, je me suis enfermé dans une barraque lugubre où ma cousine Iris et son mec procédait à de la sorcellerie. En effet, la pleine lune ce soir allait leur permettre de participer à la Nuit des Vampires, aussi ils devaient tous les deux se transformer pour y participer. La procédure était assez simple mais curieuse : en détaill, Iris transforma son mec en corbeau qui devait mourir. De là, le plaçant dans un bocal avec une solution magique, il devait renaitre sous la forme d’un vampire immortel. Ok

Sauf que ma cousine, lol, est très distraite, et alors que j’observais le corbeau se réveiller, elle a un peu oubliée de le sortir de sa cage de verre. Aussi, la nouvelle forme de vampire fut achevée mais la taille de son chérie ne fut pas vraiment flatteuse. A peine était il plus grand qu’un nain maintenant. Ah bravo !

Cela ne les empêcha pas de partir ensemble pour la Nuit des Vampires. Bref, basta.

Fatigué de toutes ces aventures, et il y a de quoi hein, je décidais finalement d’aller m’installer avec des amis (coucou Zappa Good) sur une terrasse dans une grande avenue à moitié dévastée qui me rappelle les clichés de Beyrouth après la guerre, où ce que vous voulez d’ailleurs. Bref, dans les derniers rayons de soleil, c’était pas si mal. Et ce qui devait être simplement un apéro entre potes tranquille devient relativement gênant lorsqu’une voisine du coin, Emma Decaunes, fit son apparition et se joignit à nous, sous prétexte qu’elle s’ennuyait (et il y avait de quoi, tout était à moitié pété et l’avenue vide). Ah ! Emma ! Mince non pas toi ! Me voila à tes cotés aussi timide qu’un ado puceau, ça ne va pas du tout !! Heureusement tes cocktails aux fruits rouges étaient délicieux, cela a vite participé à détendre l’atmosphère.

Bon Mingoo me réveille pour bouffer. Au revoir tout le monde !! Demain j’arrête la drogue.

Prez, le 24/03/2016

Rêve du 12 septembre 2022

Cette nuit c’était marrant, Inception like une nouvelle fois. Je rêvais que j’étais une femme, pourquoi pas, ça me change un peu. Dans un univers assez bucolique, style prairie/fleurs toussa ( en fait en y repensant ce sont les images de Maeve dans WestWorld, ok ok ) mais quand même un peu chelou. Mais en fait le personnage, cette femme, que je suis dans mon rêve se rend compte qu’elle même est en train de rêver, et que ce n’est pas sa réalité.

Alors, elle/je me force à me réveiller dans ce rêve surnaturel pour me rendre compte qu’en fait elle/moi sommes prisonniers dans une cage faite de verre et de métal, dont la géométrie et les points de fuite me font penser que nous sommes dans une cellule enroulée autour d’un axe géant, dans un des cercles de cellules comme la nôtre, dans une forme de tambour géant qui pourrait ressembler à une machine à laver. Mais en fait, ce tambour géant recréé comme on le voit si bien dans beaucoup de films de SF une gravité, tout simplement, pour nous les hommes captifs. Car ce sont des hommes et femmes qui sont captifs, je peux en entre-apercevoir certain(e)s au travers des murs de verre de notre cellule (je dis notre, on est deux, la femme que je joue mais qui commence à être autonome, et moi, qui suis conscient de la situation assez rigolote ).

Nous sommes donc prisonniers de ces cages dans ce qui semble être un immense vaisseau spatial, contenant un ou plusieurs tambours comme celui auquel nous appartenons. Mais même si je ne les ai aperçus dans mon rêve, ni elle d’ailleurs n’a pu à priori les voir non plus, nos geôliers ne sont sûrement pas humains et dieu sait quel sort ils nous réservent. En tout cas, c’était une de nos craintes avec la femme, ils ne sont pas rendus compte que nous nous étions réveillés, et que nous étions entrain de chercher une solution pour nous échapper.

Il nous fallait elle et moi trouver une solution. Notre première étude de la cellule ne nous permet pas de trouver de faille. Nous avons alors émis l’hypothèse elle et moi que peut être un autre humain avec lesquels nous étions en rêve forcé aurait une solution. Nous nous sommes donc rendormis, pour replonger dans le rêve de cette femme et effectivement, pouvoir entamer une discussion avec les autres humains eux aussi plongés dans le même rêve. Et l’un d’eux avait une solution : Autant dans la réalité de cette femme (mais toujours dans mon rêve, hihi) cela semblait impossible, mais nos étranges extraterrestres n’avaient semble t-il pas tout envisagé, et surtout de la manière dont nous pourrions déjouer leurs sécurités une fois plongés dans le rêve dans lequel pourtant ils nous ont enfermé. Situation intéressante n’est ce pas.

Effectivement, le plan de cet autre humain (impossible de mettre un visage connu dessus, tout comme la femme d’ailleurs) nous as montré comment transcender le rêve dans lequel nous étions en train de discuter pour avoir un sorte de vision de l’extérieur du rêve, leur réalité donc, ce qui permettait de se balader absolument partout jusqu’à traverser les parois, sauter de cellule en cellule, ou s’éloigner tellement que la vision complète du tambour géant s’est enfin offerte à nous. Wouh !

Sur ce, alors que nous progressions à grand pas pour nous libérer dans ce vaisseau géant, mon réveil a sonné 7H00, la con de sa race. Avec un peu de chance, je continuerais ce rêve plus tard, comme c’est des fois le cas, dans quelques jours, mois ou années.

Bon, moralité, chuis fatigué moi ce matin avec toutes ces conneries 🙂

Prez, le 12/09/2012

Rêve du premier janvier 2023

Un bon rêve bien long et foisonnant de détails pour bien commencer l’année !

J’ai de nouveau 20 et quelques années et nous venons avec ma petite famille de déménager dans une nouvelle maison en co-propriété, et mon petit doigt me dit, vu le premier aspect de la ville et cette sensation vaguement familière qui m’envahit, emprunte d’une certaine mélancolie, que nous nous sommes installés maintenant à Lyon, qui est un peu la ville de mes origines du coté de mon père biologique.

L’ambiance, l’atmosphère qui règne dans la copropriété est un peu étrange, sans être spécialement inquiétante, heureusement. Déjà, les couleurs de notre maison et de celles environnantes sont surprenantes, dans les tons marrons, plutôt sombres. Tellement uniformes qu’on aurait pu croire de loin qu’elles sont en bois, mais il n’en est rien, elles sont bien en bêton ou en pierre, difficile à dire de premier abord, et d’une architecture un peu singulière, entre style far-ouest et colonial. Le porche de notre entrée est un peu étroit et composé d’une haie de petites colonnes fines façons monastère, et donne à une petite porte d’entrée assez discrète, dons les tons sombres la noie un peu dans l’ombre de l’édifice. L’intérieur de la maison une fois découvert est à la fois vieillot et clairement à rafraichir. L’imbrication des pièces et couloirs est également à revoir intégralement pour faciliter le passage, notamment jusqu’à ma chambre, curieusement délicate à rejoindre, mais le décor en est chaleureux et il est bien évidemment toujours agréable d’avoir son espace à soit !

Maintenant installés, je peux m’aventurer à l’extérieur et explorer le voisinage. Mais je passe tout d’abord devant cette porte un peu étrange, du moins à cet emplacement, sur la devanture de notre maison. Je pousse la porte sans vergogne – après tout je suis chez moi ! – pour arriver dans une petite pièce relativement en pagaille. Ici et là gisent plusieurs jouets anciens, comme de vieilles voitures en métal peint, des chevaux de bois, des oiseaux empaillés et leur cages, des poupées, des livres pour enfants. J’ai un peu de mal à comprendre de prime abord ce que font là tous ces jouets, mais des détails de la scène attirent mon attention : Un étal, une vieille caisse enregistreuse. j’étais dans une échoppe spécialisée dans les jouets anciens, qui devait, après réflexion en live dans le rêve, louer l’espace aux anciens propriétaires de ma nouvelle maison. Intéressant !

Mais je ne veux pas m’arrêter là. Après tout, la maison est grande, la co-propriété aussi, il y a certainement milles choses à découvrir encore. Alors, délaissant le petit magasin de jouets, je m’aventure à l’extrémité gauche de la maison. Quelle est pas ma surprise de découvrir que nous sommes adossés à une sorte de salle de spectacles pour les enfants, un amphithéatre assez profond dont la scène est composée de plusieurs strates composées de décors différents, des cordes, des poutres, etc. j’ai hâte d’y découvrir des spectacles et j’entends déjà vers l’entrée de la salle une mère et ses enfants qui discutent et plaisantent, ce qui me rassure sur la vitalité du lieu.

Délaissant une nouvelle fois cette extension amusante de notre voisinage, je pars cette fois-ci explorer la zone derrière notre maison, car j’avais aperçu une forme d’extension de pierre brune qui la prolongeait. La surprise était totale : nous étions en fait accolés à une galerie certainement très ancienne creusée dans la roche, mais qui regorgeait de vie. Des boutiques, des magasins, des restaurants, eux aussi dont les emplacements étaient creusés dans la roche. je déambule maintenant dans cet assez vaste espace de galeries naturelles en observant l’activité de chacun. Il y a ici et là des restaurants qui semblent d’origine asiatique, et m’attardant sur l’un d’entre eux, je vois à l’étage de celui-ci les cuisiniers et cuisinières qui s’affairent pour préparer les plats des clients. Ce marmiton d’ailleurs ne semble pas content, et incendie littéralement sa co-équipière qui lui répond sèchement dans un langage que je ne comprends pas pendant qu’elle s’affaire à préparer ce qui ressemble vaguement et de mon point de vue en contrebas à une coiffure composée de longues nouilles noires – je me demande bien ce que c’est comme plat !

Je continue ma route et remonte le long de la galerie naturelle, trouvant ci et là quelques emplacements fermés ou vides, et déjà commence à naitre en moi l’idée que mon association et moi pourrions occuper les lieux pour y installer notre collection, ouvrir une exposition. En arrivant à ce qui semble être le bout de la galerie, s’ouvre un grand espace lumineux et en m’y engouffrant, je constate que la galerie naturelle en pierre laisse la place maintenant à un immense centre commercial ultra moderne, vâste et lumineux, un peu comme les Quatre Temps de la Défense. La lumière naturelle du lieu est bienvenue et invite à quitter l’obscurité relative de la galerie naturelle. En arrivant dans une forme de nef gigantesque qui ouvre l’espace du centre, je tombe alors sur une zone de loisirs qui comporte de grandes bornes d’arcade avec des jeux connus. Formidable ! Je m’approche bien évidemment, attiré par les grands écrans et les projections d’images de jeux connus tels que Sega Rally ou Virtua Fighter, mais pour m’apercevoir rapidement que les trois bornes du bout de gauche de cette longue lignée ne sont que des vidéos qui tournent en boucle. Ce début de déception est rapidement évacué en arrivant sur la quatrième borne, sur laquelle un couple est entrain de jouer à un autre jeu de combat, qui cette fois-ci est bien réelle, ouf ! Les trois premières bornes, je me dis maintenant, devait simplement être en maintenance.

Je dépasse maintenant les bornes (ohohoh) pour continuer d’explorer le centre commercial. Il y a bien devant une grande surface façon Carrefour ou Auchan ou autre, mais cela ne revêt à mes yeux peu d’intéret. Poursuivant ma route dans les profondeurs de la galerie, un espace, semblant vide, attire soudainement mon attention. Je vois à travers les vitres un peu sales et peu entretenues un vieil écran d’ordinateur, probablement des années 80/90. Bon sang ! Je rentre alors dans l’emplacement, surtout que celui-ci n’est pas fermé et semble abandonné, et commence à scruter avec précaution tous les objets que je peux y trouver. Et les découvertes s’enchainent et sont formidables ! Des dizaines d’anciens ordinateurs comme des Commodore PET, des HP 75 ou 85, etc sont déposés là, sans entretien, poussérieux, pour une raison inexpliquée. Il faut que je les récupèrent, il faut que je les sauvent. Mais avant tout cela, en ais-je bien le droit ? Elles appartiennent encore certainement à quelqu’un, ou quelque chose.

Cette question trouve rapidement une réponse, lorsqu’au détour d’une pièce, toujours jonchée d’anciens ordinateurs épars, je tombe sur ce qui doit être la véritable entrée de cet emplacement commercial, et un groupe d’individus semble pourvoir une forme d’accueil pour de potentiels acheteurs. Damn, je dois aller les voir et négocier la reprise de ces anciennes et précieuses machines ! Prenant un peu le temps de les observer, je me dis qu’ils ne sont pas des propriétaires ou vendeurs ordinaires : Déjà, leurs tenues sont bien trop sombres, avec de longues redingotes ou manteaux en sky ou que sais-je qui leur donne un petit air de malfrats façon Syndicate. Etonnant tout de même comme situation, et finalement je me met à douter qu’ils soient réellement les possesseurs légaux des lieux. Mais bon, peu importe au point où j’en suis, ils régissent les lieux et il faut donc que je négocie avec eux.

Je ne me démonte pas et m’avance vers le groupe, les rejoignant, fait amusant je m’en rends compte maintenant, de derrière la scène alors que leurs potentiels clients eux arrivaient bien devant l’emplacement pour y être guidés. Evidemment, le premier homme auquel je m’adresse pour détailler ma requête est un peu surpris, mais ne se démonte pas et me renvoie vers cet homme imposant, assis sur un petit chevalet – trop petit vu sa carrure – au centre du groupe. C’est lui le chef, c’est auprès de lui qu’il va falloir montrer patte blanche pour arriver à mes fins.

Leur chef, un homme à forte carrure, esquisse un sourire en me voyant approcher. La discussion s’engage, et je présente mon souhait : Récupérer ces anciennes machines certainement sans intérêt pour eux, mais qui sont bien évidemment primordiales pour moi. Pendant que je soumet ma volonté, l’homme me toise du haut de son imposante stature, et ce petit sourire en coin lui donne un vague air d’un personnage connu, le premier boss de Final Fight. Intéressant. Clairement, la situation aurait eut de quoi suffisamment inquiéter n’importe qui à ma place et certainement réfréner tout de suite sa requête. Mais bon sang, ces vieilles machines, c’est tellement important ! je ne vais pas me laisser impressionner. Alors, je saisis tout mon courage et surtout ma capacité à négocier avec humour et je l’espère intelligence à l’instant présent avec des personnages plus haut gradés que moi.

L’homme ne parait pas très satisfait, mais je vois que j’ai tout de même gagné un tant soit peu son estime, et qu’il ne ferme pas du tout les négociations, au contraire. Finalement, tous les deux nantis de nos carte de visite respectives, nous reprendrons nos négociations plus tard certainement. Je dois réfléchir à un deal, même si je n’ai pas assez d’argent c’est certain, qui soit suffisamment être intéressant pour eux afin qu’ils me laissent patte blanche, et récupérer ces anciennes machines avant leur disparition. Délaissant le centre commercial, mais prenant la rue parallèle à la galerie naturelle, je rentre alors chez moi sous le soleil couchant et les ondes de chaleur sur la route, milles questions en tête, échafaudant un plan pour cette acquisition, rencontrant au passage ma sœur qui elle aussi avait vadrouillé dans le voisinage avant de rentrer à la maison. Le soleil disparait enfin au loin, cette journée d’exploration prend fin et je me réveille enfin.

Prez, 01/01/2023

Les belles histoires de tonton Prez : Le Cimetière des Alices

Un Alice 90 en excellent état esthétique, récupéré en 1996 dans la casse informatique Chez Bouzille.

Ce statut date de 2020 et est accessible sur Facebook

Nous sommes en 1996, en avril ou mai. Je commence sérieusement à m’interroger sur la nécessité ou non de préserver tout le patrimoine numérique, informatique et jeux vidéo, ou plutôt comment faire cela. Des amis possèdent des micros plus ou moins devenus rares, et j’ai moi-même quelques machines dont un C64, un SX-64, une Vectrex, quelques MSXs glanés ci et là à Montpellier, ST, Amiga et beaucoup de jeux. Nous sommes même allé chez Ra, le célèbre graphiste de la démoscene Amiga qui habitait alors Montpellier, et qui nous a sorti de son chapeau un magnifique Sinclair ZX-80 « parce qu’il est trop beau » et qu’il avait acheté pour 20 francs aux puces (lol). Mes potes d’école d’ingénieurs kiffent mes vieilles machines, et viennent jouer chez moi à mon MSX2 et mes jeux coquins (Peach Up, Pink Sox, etc). Bref, tout ce beau monde autour de moi, et moi-même bien sûr, adorons en fait ces vieilles machines en voie de disparition.

Alors, oui bien sûr, il faut faire quelque chose ! Mais par quoi commencer ? Cette année, j’étais en stage de mémoire d’ingénieur au LIRMM, un laboratoire appartenant au CNRS de Montpellier, sur un stage vraiment passionnant concernant l’immuno-génétique. Du coup, j’étais toute la journée ou presque sur Montpellier, et j’allais presque tous les jours chez mon ami de toujours, Eric Fantone. C’est d’ailleurs grâce au LIRMM et l’accès Internet de l’université de Montpellier que naîtra le site Musée d »Histoire Naturelle Informatique, l’ancêtre de MO5.COM, premier musée virtuel francophone dédié au patrimoine numérique !

Voyant ma nouvelle préoccupation, Eric me ramène un jour un magazine qu’il a trouvé dans une nouvelle boutique qui vient d’ouvrir près de Montpellier, et qui s’appelle Chez Bouzille (certainement avec un rapport à Bouzigue, je pense;) ). Ce magazine, c’était le numéro spécial de Noël 84 de l’Ordinateur Individuel, qui relatait sous la forme de courtes fiches les caractéristiques principales de près de 128 machines ! une vraie bible pour alimenter mon nouveau site web !

Mais Eric me dit aussi que non seulement, on trouve des magazines chez Bouzille, mais aussi des machines anciennes, et que définitivement, je devrais venir voir car cela devrait m’intéresser… Tu parles !!

C’était extraordinaire !! un hangar industriel bourré du sol au plafond de machines de tout âge, de toute provenance ! c’était fou !! Il y avait des milliers de machines, de périphériques, des tas de disquettes, de magazines, de livres sur l’informatique. On marchait sur les machines, tellement il y en avait partout. Il m’est arrivé, souvenir mémorable et dément, de gravir véritablement une montagne de PC de plusieurs mètres de hauteur car il y avait parait-il dans le dernier PC en haut une carte réseau intéressante (hint : c’était bien le cas !). J’ai commencé alors à acheter des dizaines de machines, des ordinateurs, des claviers, de tout, dans des quantités folles. Le principe de base de Chez Bouzille était prodigieux : vous payez au kilo. Un kilo d’informatique ? Ok, ce sera 10 francs ! 2 kilos ? 20 francs ! incroyable ! Devant les quantités démentes de matériels que je prenais, le vendeur finalement me fera des tarifs à l’oeil, du genre « Allez, le gros tas de merdier là, je te le fais à 80 francs, ok ? ».

C’était d’ailleurs le même plan à l’Emmaüs de Montpellier, où je chargeais des dizaines voir centaines de kilos de machines, périphériques, jeux, des fois même à la brouette tellement il y en avait. Je remplissais du coup la 405 break de Marc Hugon pour quelques centaines de francs ou beaucoup moins. C’était vraiment une époque complètement folle.

Mais revenons à nos Alice. Un beau jour où je faisais mes courses à Bouzille, je tombe sur un nid d’Alice. J’en vois un, puis deux ou trois. Puis des dizaines. Nom de Dieu, mais qu’est ce que c’est que ça ? D’où venaient ils tous ?! J’ai tout ramassé en hâte comme un fou. Malheureusement le vendeur de Bouzille ne pourra pas m’en dire plus sur la provenance de tous ces Alice, 4K, 32K et Alice 90. Le plus étrange est presque que les ayant testés, tout ou partie déjà à l’époque, je me souviens parfaitement avoir été très surpris de constater que la grande majorité ne fonctionnaient pas. Comme si ces machines avaient été mises au rebut, soit à la sortie d’usine, surtout qu’esthétiquement elles paraissaient neuves, soit des retours de magasins non réparables, ou autre. Je ne sais pas. Cela reste un mystère pour moi même 24 ans après.

Des Alice 4K, 32 et 90 récupérés l’été 2020 dans le sud de la France, où ma collection avait débutée en 1996.

Mais, pourquoi ces Alice sont ils venus mourir à Montpellier ? D’où Le Cimetière des Alice.

Au fait, sur la photo précédente, il en manque encore 3 ou 4 que je n’ai pas eut le temps de rapatrier depuis le grenier de ma grand-mère, et bien entendu, c’est sans compter sur les dizaines d’exemplaires qui sont maintenant à Paris dans les collections de la magnifique association MO5.COM !

NB : Il semblerait que Chez Bouzille ait continué d’exister bien après cette époque !

Allez, à bientôt pour une nouvelle belle petite histoire 😉

Prez

Syder Arcade, sublime rétro shoot du studio Italien Studio Evil

Je fus un des premiers backeurs de la console Ouya en 2013, pensant qu’elle aurait pu révolutionner un peu nos usages du numérique et des jeux vidéo. Il y avait notamment un « store » unique avec d’innombrables merdes plus ou moins jouables, même si quelques fantastiques œuvres comme Tower Fall sont sortis tout d’abord sur cette pauvre machine mal née.

Et puis, il y avait des shoots, et notamment ce Syder Arcade HD que je ne connaissais pas du tout. Devant mon amour pour ce type de jeu, je me suis dit « pourquoi pas ? » et voila que je jouais ma première partie de Syder Arcade sur Ouya.

Mais… c’est pas mal du tout ! J’y reviens immédiatement. Mais, c’est très bien ! Mais, c’est incroyable pour cette petite console !! Superbe visuellement, très jouable malgré le terrible lag des manettes de la Ouya, et puis surtout… Nom de Dieu, mais c’est quoi ces musiques ? Elles sont magnifiques !

Voici d’ailleurs un trailer de l’époque qui présente des images du jeu sur Ouya :

Trailer de Syder Arcade sur console Ouya

Il était tellement bien fait pour une petite Ouya et son Tegra 3, avec ses décors magnifiques et détaillés en 3D, ses textures fines et ses petits effets Apple II ou C64 rigolos, que je le montrais à tous ceux et celles qui voulaient découvrir ce que la Ouya avait bien dans le ventre. C’était un peu sa killer app en quelques sortes.

Et puis, l’Ouya est morte, et avec elle pas mal de mes coups de cœur sur les jeux qu’elle abritait, et notamment ce Syder Arcade HD. Oh, non que je l’avais oublié, mais il faisait pour moi partie de l’ADN de la Ouya, et il était certainement maintenant mort et enterré avec elle, au panthéon des machines et jeux qui n’auront pas duré suffisamment longtemps pour véritablement marquer leur temps.

Quelle tristesse ! Ben oui, une mort, même d’une machine, c’est toujours triste 🙁

Et puis quelques années plus tard, sans que j’en compte particulièrement le nombre exact, je parcours nonchalamment les jeux de la boutique de Steam, et que vois-je, je vous le donne dans le mille : Syder Arcade sur PC Steam !! WAIT WHAT !?

La Madame vous attend ! Et c’est pas bien de faire attendre les dames, votre maman vous l’a dit !

J’ai téléchargé tout de suite le jeu après l’avoir acheté une petite dizaine d’euros, fébrilement, et je relançais enfin ce shoot magnifique sur une plateforme pérenne. Le jeu sur Steam a été embelli, augmenté d’un nouveau « vaisseau » jouable, profite de décors 3D boostés et modernisés en FullHD et bien évidemment toujours de l’excellentissime bande sonore. Mon Dieu, merci !!

Devant tant de bonheur et voulant dès lors participer à faire connaitre ce shoot magnifique, je me suis fendu d’un petit test vidéo dans lequel je parcours tous les stages et termine le jeu, et démontre même quelques stages bonus il faut le dire, assez énervés 😀

Afin d’agrémenter ma vidéo d’informations un peu plus utiles que simplement le nombre de boulettes à l’écran dans le stage X, j’ai pu contacter l’auteur de ces magnifiques musiques qui n’est d’autre que Christian Meneghini, dont j’ai fait l’interview suivante :

Interview de Christian « Xevian » Meneghini, coder, sound designer, co funder of Studio Evil in Italy :

Prez : Can you present yourself please for all the people interested into your games and your music ? What videogames do you like ? movies you like ? music you listen to ?

Christian : I am the CTO and one of the three founders of Studio Evil and I’m 43 (woah, I’m that old!). I have been a developer on Microsoft platforms (custom tools and utilities, management tools, etc) for years and systems analyst for a lifetime. I am a realtime rendering addicted and demoscene lover. I realized my dream to drop everything and start with a couple of friends the company we always wanted to have: Studio Evil!

Christian : Speaking of games, I’m a big fan of retrogaming, a word that, translated to my age, refers to games such as Arkanoid, Shinobi, Out Run, Rastan, Golden Axe, Bubble Bobble, Bombjack, Double Dragon and so on 😀 This list includes the arcade side only. If we want to talk about home gaming, well, along with some Atari rough game consoles, I literally love my first home PC, the Sinclair ZX Spectrum on which I started developing in BASIC and then in assembler. Then Commodore Amiga came out, and it was a Blast. Full power to graphics and music! I can’t forget the games I played on that system, but there are too many to pick a single one. I could name Turrican II, Xenon 2, R-Type, Gods, Syndicate, Cannon Fodder, Lemmings, Monkey Island, Speedball 2, etc.
Also the movies I like are too many to name only one of them!! Blade Runnner, the Star Wars saga, Ghostbusters, Karate Kid, Back to the Future, Terminator 2, Pulp Fiction, Fight Club, Matrix, Leòn. I’m also addicted to tv series and short movies! Here there are just three of them: Kung Fury, Stranger Things, Westworld.

Speaking of music, I love to listen to every kind of music, from classical music to heavy metal, but I really love everything that is synthesized and has retro synth feeling.

Prez : Can you present Studio Evil studio please ?

Christian : Studio Evil was founded in 2011 by me and my friends Marco and Luca in Bologna, Italy. We develop video games and virtual reality experiences, focusing on new technologies and mixing them with a bit of retro style. We currently have three game released on Steam. Syder Arcade is the first of them, a side scrolling, multi-directional shoot ’em up designed as an uncompromised old school experience. After winning Games of Health Europe 2012 we developed Relive, an applied game that aims to raise awareness of the importance of the cardiopulmonary resuscitation protocol. We’re currently working on Super Cane Magic ZERO, an action RPG developed in collaboration of the comic book artist Sio. This game is currently in early access on Steam. We aim to work on a new proprietary game at the end of this year.

Prez : How is it going for what seems to be an independant game studio such as Studio Evil in Italy ? in Europe ?

Christian : The video game industry in Italy is relatively new. There are around a hundred teams in Italy, most of them formed by very few developers (2/3). For this reason we know each other a lot, which can be very useful if you are looking for someone to share your work experiences with. Europe has a lot of very good game development teams, but a big obstacle is the language barrier. Even if all the developers can speak English the communities are separated and communicate in their own national language. This creates fragmentation, making useful information not accessible to people from other countries and causing collaboration opportunities to be less likely to happen.

Prez : What was the exact intent behind Syder Arcade ? what is the message, the ambition, the feeling, the envy behind it ? What do you want people to feel while playing it ?

Christian : We are all gamers before developers and we wanted to create something that could express our passion for retro titles. Syder Arcade is all about nostalgia and instant fun. There isn’t a deep message behind the game, we just wanted to create something that could be challenging and enjoyable for our players!
You obviously have to play at Arcade or Pure level. Hard as games of years ago were 😉

Prez : I think the only trouble with Syder Arcade is the low number of different stages in the main game, only 6. It’s a bit disappointing i should say, maybe because i like your game so much. Why is that ?

Christian : The idea behind the design of this game is that the player should increase the difficulty level while he/she improves. Six stages might be few, but it takes a lot even to the most skilled player to complete them in Pure mode! Apart from that, we always hope to find a way to release some additional content to the game, so maybe one day you’ll be able to play on new Syder Arcade stages.

Prez : I noticed some different influences in Syder Arcade, of course some Space Opera themes, boss inspiration maybe from games as R-Type or Gradius for the two last stages for example, maybe some inspiration from Turrican or Chris Huelsbeck for the music themes and style ? Do you agree ?

Christian : Yes, you cited many of our inspirations. Syder Arcade is a love letter to all the games we used to play when we were kids. Those titles played a big role in our choice of becoming game developers. I’m still following the work of Chris Huelsbeck today, I think he is one of the best electronic music composers.

Prez : I noticed that the Ouya version of Syder Arcade is slightly different from the common Android version, and offers for example these famous retro video modes that are so funny and that we can find in the PC version. Is there a reason why ?

Christian : When we released Syder Arcade HD, OUYA was more powerful than the average Android device of the time. This meant we could expect better performances and, most of all, that we could test the game on the exact hardware that was going to be used by the final player. This gave us more flexibility and allowed us to add some of the features we had to give up in the Android version. Sadly OUYA failed, and this version is no longer maintained.

Prez : I did look at the credits for Syder Arcade. You appear as :Coding / Shaders / Music : Christian Meneghini. And co-creator of Studio Evil ? Wow, all of that at the same time ? What is the magic you’re using to do so ?

Christian : Many game developers are passionate of various fields, and in a studio small like ours it is very important to have a flexible team. In my case coding has always been my occupation, while I dedicated to music and game development a lot of my free time before Studio Evil was created. I just turned my passion in a full time job. Sadly today I spend more time on company management (and my family too) and for this reason I have to sacrifice some other things, like music production. But I’ll be back, I promise 🙂

Prez : The music you composed for Syder Arcade is so great. Everything is so great to my eyes in this game. It’s a piece of Art. Do you think that videogames should become Art, or be seen at somehow point of view as an Art ?

Christian : We are always happy to hear that somebody appreciated one of our project. In video games there’s lots of art going, this is indisputable. Syder Arcade wasn’t designed to be a piece of art, but just a video game, and in my opinion this is enough 😉 Art is, eventually, in the eye of the beholder.

Prez : Is the mechanic man’s name in stage 3 is Mario ?

Christian : No, his name is Markus, aka Notch 😉

Prez : Thanks for your time ! we love your games, and we would like to insert coins to continue 😉

Vous pouvez acheter en démat la musique de Syder Arcade pour quelques euros, et l’écoute est gratuite sur BandCamp :

https://xevian.bandcamp.com/album/syder-arcade-syder-reloaded-ost


My all time favorite : https://www.youtube.com/watch… (This Is How A Man Dies)

Vous pouvez acheter le jeu Syder Arcade sur Steam notamment, et aider le studio Evil en achetant le jeu, puisque c’est je pense un must-have pour tous les fans de shoot them ups : https://store.steampowered.com/app/252310/Syder_Arcade/ ou sur le site dédié : http://www.syderarcade.com/ sur lequel vous trouverez le teaser de la nouvelle version Syder Arcade Reloaded pour la console Nintendo Switch !

Finalement, si vous voulez faire un petit coucou, voici le profil de Christian Meneghini si vous souhaitez le féliciter (il appréciera, tout le monde a besoin d’amour  ) : https://www.facebook.com/xevian360?ref=br_rs

Le patrimoine et l’histoire du jeu vidéo vous intéresse ? Aidez nous à les préserver, adhérez à l’association MO5.COM ! http://mo5.com/asso/adherer/ ou venez discuter sur notre Discord ! https://discord.gg/7C2jKnd

Et longue vie aux boulettes !!

Philippe Dubois « Prez »

Flashback memory : Night Birds, démo du Casiotone MT-540

Si une musique signifiait à elle seule toute votre jeunesse, pour ne pas dire votre enfance, quelle serait-elle ? Une musique que vous auriez mis comme moi 30 ans à retrouver, ne sachant plus d’où elle venait, quel instrument avait pu la jouer ou dans quelles circonstances vous l’aviez entendue ? Une musique qui a elle seule procure une explosion de bons souvenirs dans votre tête, rappelle une période insouciante et oisive de votre vie, de belles images, de moments tellement agréables qu’ils vous ont marqués eux aussi pour toute votre vie. C’est mon cas, aussi, laissez moi vous la présenter.

TANDY SHOP Photo d'actualité - Getty Images

Un magasin Tandy comme au bon vieux temps ! Souvenirs !

Nous sommes en 1988. J’avais 16 ans et je travaillais pour la seconde fois de ma vie un été au magasin Tandy du centre commercial Montlaur de Balaruc Les Bains et sa galerie marchande, que gérait ma mère à l’époque (coucou Ma). Travailler au magasin Tandy pendant un mois était pour moi une aubaine incroyable ! Outre que ce furent mes premiers vrais emplois intéressants, même si « que » saisonniers, j’étais au milieu de ce que j’affectionnais le plus : l’électronique, la musique, l’audiovisuel, l’informatique, les jeux vidéo, etc. Mais quel bonheur !

Et puis un beau jour que du nouveau matériel était arrivé, et que je faisais les cent pas dans le magasin pour aider les clients à trouver ce qu’ils cherchaient, j’ai entendu cette musique incroyable. Immédiatement, elle m’a séduite. Ses envolées, ses variations, la chaleur des instruments sélectionnés, les bruitages comme dans les meilleurs jeux vidéo de l’époque, les basses puissantes, tout était top. Et d’ailleurs, connaissant depuis peu la fantastique borne d’arcade de Out Run, ce magnifique jeu de Sega avec des musiques d’une qualité révolutionnaire, j’ai d’abord cru que les deux étaient liées, et donc que cette musique provenait de la borne d’arcade.

Out Run et les autres sorties rétro du jour sur Switch – Le Mag de MO5.COM

Mais non, dans mon magasin, point de borne Out Run, mais des nouveaux claviers signés par Casio, dont ce Casiotone MT-540, avec ses deux bons haut-parleurs stéréo. Oui, cette musique provenait de cet instrument ! C’était dingue ! Dingue de s’apercevoir du fossé abyssal qu’il venait de creuser au niveau de la qualité sonore (avec ses échantillons en PCM, Pulse Coded Modulation) par rapport à ses petits frères que nous avions, et leurs sons de flûte dégueux ou leurs percussions ridicules à base de « bip ».

En voici une capture audio complète et de très bonne qualité :

D’ailleurs, un des commentaires de cette vidéo vient directement étayer mes souvenirs : « This always reminded me of the beach-driving scene music in the arcade game Outrun 😀 »

Et c’est exactement ça. Le rythme latino fusion, les klaxons des voitures, les percussions typiques des pays d’Amérique du Sud, les vagues, les cris des oiseaux, les basses synthétiques qui slappent… Bref, oui, ce morceau de musique, cette démo technique des claviers Casio sonne complètement synonyme pour moi des musiques du saint Out Run en arcade.

Mais au fait, quelle est l’inspiration de cette démo ? Pourquoi est-elle si extraordinaire par rapport aux Jingle Bells et morceaux quelconques de musique Classique, accompagnés d’un rythme tout pourri, et qui font d’habitude office de démo pour les claviers grand public ? C’est quelle est l’adaptation d’un chouette morceau de Shakatak dénommé « Night Birds » qui fait très La Croisière S’amuse dans les années 80 et que je vous laisse apprécier, visuellement et auditivement :

Sympa n’est-ce pas ? Et vous, quelle est la musique qui vous bascule immédiatement 20, 30 ou 40 ans en arrière ?

Philippe « Prez » Dubois.

Ultraman, avis sur la série de Netflix

Ultraman sur Netflix est une série grotesque : Les combats vite fait, le scénario lent et peu motivant, les personnages vraiment pas attachants, à part ce Bemlar si mystérieux et qui ne révèle rien de lui ou ses motivations. Et puis à la fin du treizième épisode de cette première saison vraiment pas folichonne, il y a cette séquence de quoi, 1m30 secondes, que je vous laisse découvrir :

Et là on remet tout à plat. Elle est parfaite. Elle est superbe. Elle est incroyable ! Elle est prodigieuse ! Et je vais vous expliquer pourquoi.

Ces 1m30 secondes sont d’une richesse scénaristique incroyable face à l’immense néant de tous les épisodes précédents, comme si les scénaristes s’étaient soudainement réveillés de leur torpeur pour faire enfin passer le message qu’ils voulaient donner. Alors, voyons ensemble une analyse de ce fameux message.

Du ciel menaçant et d’un ennemi invisible, une bombe atomique géante menace de s’écraser sur le Japon et de tuer tout le monde. Je pense que vous avez saisi le tableau : La bombe atomique d’Hiroshima nourri et nourrira jusqu’à la fin des temps l’imaginaire des Japonais. C’est d’autant plus vrai que lorsque le centre de contrôle détecte l’engin rentrant dans l’atmosphère, ils annoncent que celui-ci affiche un poids d’environ 5 tonnes. C’est très proche du poids réel de Little Boy, la bombe atomique Américaine qui rasa Hiroshima (https://fr.wikipedia.org/wiki/Little_Boy) avec ses 4400 kilos.

« C’est de la bombe, Little Boy »

Le doute n’est à ce stade plus permis, ce n’est pas du tout un hasard, surtout qu’à vu de la taille de l’engin par rapport à Bemlar, son poids devrait plutôt coller autour des 50000 tonnes voir beaucoup plus.

Mais continuons notre analyse. Alors que nos héros, à bout de force mais victorieux des ennemis sur leur sol sacré, un ennemi vicieux et sans honneur, assistent impuissant à l’arrivée de la bombe, Bemlar apparait une nouvelle fois et s’interpose comme un messie, un chevalier, et d’un geste détruit la bombe et réduit à néant l’engin ennemi qui l’avait lancé, sauvant du coup le Japon. Son casque de Samurai démoniaque, de Oni, ne nous permet pas de douter du symbole qu’il revêt pour sauver le Japon : il s’agit d’un Samurai sacré, divin, un Dieu envoyé par la prière des Japonais pour les protéger et exterminer l’ennemi.

Mais, pour autant, on peut donner une autre lecture de l’intervention divine de Bemlar, une lecture beaucoup plus proche cette fois-ci de notre continent, une approche christique. Bemlar représente le Christ, un Christ cynique et provocateur dans le premier épisode, mais tout de même un Christ protecteur et enclin à vouloir sauver les hommes, dont il va avoir besoin (voir les explications en fin d’article).

Lorsqu’il se mesure enfin à la bombe, à ce danger venu du ciel qui menace l’humanité, envoyé par des démons invisibles aux yeux des hommes (le vaisseau qui largue la bombe est invisible à l’oeil nu et aux radars), il s’interpose, corp et âme et accompli un miracle : Le miracle de sauver les hommes. Il fait ce choix délibéré au péril de sa vie, mais tout dans son action respire la confiance en lui, la confiance en ceux qui croient en lui. Plus précisément encore, il accompli ce miracle en utilisant les mêmes gestes que le héro Shinjirö, le signe de croix qui libère le rayon Spacium, ce rayon libérateur, protecteur, purificateur, ce qui est bien sûr significativement très fort et affirme le coté christique du personnage, inspiré par la foi et les actes des hommes.

Mais analysons ensemble la séquence la plus intéressante de cette vidéo, celle où Bemlar se lève justement pour contrer la bombe, avant d’aller vers la conclusion :

Peut être une image de plein air
Alors que tout semble perdu et que rien ne peut contrer la menace mortelle de s’abattre sur terre, Belmar apparait soudain seul face à ll’œil du démon, comme un Dieu protecteur et miséricordieux.

Peut être une image de type animation
Il est tranquille et paisible, son âme est en paix. Il sait ce qu’il doit faire, il n’a pas peur. Sa foi et celle des hommes en lui le protège du mal.
Aucune description de photo disponible.
Belmar adopte la position du Christ sur la croix. Le mal ricoche sur l’armure de sa foi et ne l’entame pas. Il est prêt à se sacrifier pour l’humanité et accomplir un miracle.

Peut être une image de type animation
Réalisant alors une croix avec ses bras, Belmar projette l’espoir de tous les humains au travers les cieux pour contrer le mal qui menace de s’abattre sur terre.

Peut être une image de ciel
La terre versus le ciel, le bleu de la justice et du sang noble de chevalier versus le rouge et l’arme du démon étranger. Le bleu du ciel des humains versus la couleur rouge des enfers. Le rayon purificateur et protecteur de tous les espoirs versus l’arme la plus destructrice de l’humanité.

Peut être une image de ciel
Le rayon Spacium vient à bout facilement de la bombe, et dessine en la désintégrant comme un champignon atomique.
L’impact de l’explosion dans l’atmosphère est clairement visible et identifiable à un champignon atomique au dessus du Japon.

Aucune description de photo disponible.
Le rayon Spacium lancé par Bemlar frappe alors l’engin spatial (aka l’avion) dont la soute habritait la bombe, réduisant la menace à néant.

Au terme de cette action divine, Bemlar descend rejoindre nos guerriers au sol et prétend être intervenu pour sauver un des protagonistes durement blessé et sur le point de mourir, Yuko. Alors que dans le premier et huitième épisodes, celui-ci teste Shinjirö afin de révéler sa « foi », son pouvoir, et se défini lui-même comme « l’ennemi numéro un ». Il évoque alors que ce dernier c’est réveillé (à la foi) et maitrise enfin tous les pouvoirs qui lui ont été confiés, et finalement ne s’y intéresse pas d’avantage. Il récupère donc le corp de Yuko, inerte, et va l’amener avec lui dans l’espoir de le ressusciter. A ce stade, on peut certainement conclure que toutes les actions de Bemlar étaient parfaitement orchestrées : Il savait ce qu’il faisait, et surtout je pense qu’il savait ce qu’il cherchait : des apôtres ! Des apôtres pour le suppléer, qu’il va former, éduquer, alors qu’il disparaitra certainement à son tour plus tard (rien n’est éternel et ce serait logique), afin de continuer de porter la foi en son nom et en son honneur. Mais cela, nous n’en serons sûrs que dans la deuxième saison en effet, si celle-ci a bien lieu.

J’ajouterai également un petit paragraphe sur N, l’extra-terrestre qui guide la famille des Ultraman sur la voie (aka la foi). Il faut se rappeler qu’aux yeux des Japonais, et c’est particulièrement vrai dans la série L’attaque des Titans, tous les étrangers sont moches, difformes, grands et étranges. Comme N. Celui-ci guidant nos héros, les supervisants, on s’aperçoit bien vite qu’il en sait bien plus sur la menace qui plane et ses protagonistes qu’il ne veut le dire. N est certainement un prêtre, puisqu’ils sont arrivés au Japon au 17ème siècle, avec leur foi mystérieuse, mais qu’embrasse rapidement une partie des Japonais. Et il y a fort à parier que N et Bemlar se connaissent très bien…

Bien sûr, il n’est nulle question ici de vous donner envie de regarder toute la série, quoique. Elle reste assez lamentable aussi bien en termes de réalisation que surtout de scénario, globalement. Mais cette scène m’a subjugué, m’a tellement surprise que j’en viendrais presque et très personnellement à excuser la médiocrité de tous les épisodes précédents, maintenant que la pensée des scénaristes est enfin plus claire pour moi. Mais est-ce suffisant ? A vous d’en juger.

Philippe Dubois « Prez »